Romantic

Povestile de dragoste seamana cu literatura. Asta este concluzia la care am ajuns in autobuz acum trei sau patru zile. Evident, este in selectia imi explic lumea cum stiu eu mai bine. Mai exact cu o serie intreaga de nuvele.
Nuvela are un format interesant: condensata, la obiect, este un univers inchis si complex. Dincolo de asta trecerea de la incipit (numai primul paragraf) la acea pierdere a echilibrului si asa insabil este fix ceea ce se intampla in majoritatea relatiilor.
Dincolo de acele relatii pentru care esti constient ca lucrurile nu ar fi mers niciodata din motive clare si precise, marea majoritate incep cu un entuziasm feroce si se termina intr-o baie de lacrimi.
De ce? Cand are loc aceasta pierdere a echilibrului atat de tipica in nuvela? Ne dam seama de ceea ce reprezinta acel eveniment cand el are loc? Nu, chiar deloc. Ca orice personaj de nuvela fantastica avem un destin bine determinat de narator. In momentul in care ceva se rupe nu exista scapare, nici macar la sfarsit. Poate ca nu e lafel de mult pathos ca in tragedii, ca nu e vina zeilor dar nu exista niciun deus ex machina ca sa salveze situatia si nu treci propriu-zis printr-un proces de spalare a propriilor pacate cand citesti nefericitele intamplari ale acelui personaj.
Esti neputincios ca in cazul filmelor horror. Vrei sa-i tipi fetei in fusta de cheerleader sa nu deschida usa, ca tu auzi muzica si stii ca ucigasul e in spatele usii, dar nu are incotro.
Putine nuvele se termina cu un echilibru reinstaurat. Marea majoritate merg din rau in mai rau.
Partea buna este ca nu te plictisesti in nuvele, nici nu iti pierzi interesul.
Din fericire pentru noi cand se sfarseste o relatie este exact ca atunci cand se sfarseste o nuvela: dai pagina si incepi inca una. Iar de multe ori, ajungand la ultima pagina, ai toate sansele sa lasi cartea jos si sa te apuci de un roman.

O nuvela tradusa de mine din franceza de Antonio Tabucchi aici

L'article en français

Les histoires d'amour ressemblent à la littérature. C'est la conclusion à laquelle je suis arrivée dans le bus il y a 3 ou 4 jours. Evidemment, c'est une de ces choses par lesquelles "je m'explique le monde comme je sais mieux". Plus exactement une série entière de nouvelles.
La nouvelle a un format intéressant: condensée, ciblée, c'est un univers clos et complexe. Le passage de l'incipit (seulement le premier paragraphe) à cette perte de l'équilibre déjà instable est pile ce qui arrive dans la plupart des relations.
Je ne parle pas des relations pour lesquelles on sait dès le début que ça n'aurait jamais marché pour des raisons claires et précises, elles commencent avec un enthousiasme hors-normes et finissent dans un bain de larmes.
Pourquoi? Quand a lieu cette perte de l'équilibre si classique dans une nouvelle? Est-ce qu'on s'en rend compte lorsque cela arrive? Non, pas du tout. Comme tout personnage de nouvelle fantastique on a un destin bien déterminé par le narrateur. Au moment auquel quelque chose se rompt il n'y a plus de solution, même pas à la fin. Peut-être qu'il n'y a pas autant de pathos que dans les tragédies, ce n'est pas la faute des dieux qu'il n'y a aucun deus ex machina pour sauver la situation et tu ne passes pas par un procès de purgation en lisant les malheureuses péripéties de ce personnage.
Tu est impuissant comme dans le cas des filmes horror. Tu veux crier à cette fille en jupe de cheerleader de ne pas ouvrir la porte, parce que tu entends la musique et tu sais que le tueur est derrière la porte, mais elle n'a pas le choix.
Peu de nouvelles finissent avec un équilibre instauré. La plupart vont de mal en pis.
Une bonne chose est le fait que dans les nouvelles on ne s'ennuie pas.
Heureusement quand une relation finit c'est comme quand se finit une nouvelle: tu tournes la page et tu commences une autre. Et bien souvent, arrivant à la dernière page, tu peux laisser le recueil et commencer un roman

O nuvela de Antonio Tabucchi tradusa de mine din franceza

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