Mater mea


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La maternité est un sujet difficile à aborder.
Je m'explique. Beaucoup de femmes souhaitent être mères mais ne peuvent pas; d'autres font tout pour abuser - sans s'en rendre compte ou, avec volonté, par exemple 18 and counting ou Octomom; d'autres ne veulent pas pour des raisons intellectuelles ou circonstancielles (un viol, une grossesse qui tombe au mauvais moment, etc.).  
Ensuite il y a le cas des hommes: la plupart voyant la maternité (du moins la première fois comme une transformation grotesque, le bébé à craindre comme un être qui leur vole l'attention ou qu'il ne savent comment traiter. 
De plus l'histoire n'aide pas à me faire comprendre cette soudaine identification avec un bébé . Jusqu'à Rousseau et même plus tard la société occidentale prônait un non-attachement aux enfants (même si pour des raisons médicales il prenait tout un sens, le bébé pouvait mourir d'un éternuement à l'époque). La maternité m'apparaît alors comme une construction idéologique, ou encore de propagation de l'espèce sous certains angles, nouvelle occidentale et non comme un fait biologique. Et cela même si j'ai senti un bébé dans mes bras et cela m'a plu énormément. Je l'ai tenu 30 minutes, et ce n'est pas moi qui l'a tenu 9 mois dans mon ventre ou qui a pâti ne césarienne et un nombre sérieux de nuits sans sommeil. 
Mais la maternité n'est pas présentée ainsi. S'il faut compter son expérience personnelle adolescente dans le flux d'opinions surgissantes alors mon image initiale de la maternité était  absolument divine (la Vierge Marie peut servir d'exemple). Il faut prendre en compte plus qu'autre chose les films que j'avais vus à l'époque (comme avant on aurait pu compter les romans à l'eau de rose puisque la valeur culturelle est la même, à quelques générations distance). J'ai vu à l'âge de 11 ans La lagune bleue et Retour à la lagune bleue, ce sont deux films qui parlent des changements de l'adolescence, de comment on arrive à avoir des enfants tout dans un cadre idyllique, sans pêché, sans civilisation. On est loin de l'image que Simone de Beauvoir donne dans Le Deuxième sexe, celle s'un organisme qui vole à la femme son propre corps, qui est parasite presque. 
Avec le temps je réalise que cette image parfaite que j'avais change en fonction des autres idées que je reçois sur le sujet. Et je plains le fait qu'un jour je vais devoir être mère, et donc choisir quelle attitude il faut adopter


English version 







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Maternity seems to be a difficult topic…
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Let me explain. A number of women want to be mothers but cannot; others do everything to abuse the function – without knowledge  or, with real intention, like  in tragic examples 18 and counting or Octomom; others don’t want for intellectual reasons or have the decency to think of their financial situation beforehand (other situations as well – a rape, an ill-timed pregnancy).
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Then there’s the men : most see maternity as a grotesque transformation, the baby becomes the center of attention taking their rightfull place, the baby becomes a creature (plus for men it is really difficult to relate to the child) that they do not know how to react to.

History doesn’t help me understand how you identify to your child. Till Rousseau wrote Emile and even afterwards our society thought little of caring for children to he extent that the consensus was to not care (even if at that time and throughout history mortality rates for babies and children have been incredibly high – only this last 50 years have they sufficiently declined). Maternity for me is mostly an ideological construction, a better way to perdure our species – not really a biological given really. And I’ve hld a baby in my arms and I liked it. It lasted 30 minutes, but I didn’ have to go through 9 months of carrying it, I didn’t have a C-section nor did I lose nights over it.

But if you pay attention maternity isn’t presented this way. If I think of how I used to think about maternity as a teenager, all those images I had gathered through my childhood, I had a gorgeous image of being a mother. I’m talking about movies I saw when I was 10, 11, 12 – The Blue Lagoon and Return to the blue lagoon, movies perfect for teenage girls whhich try to explain growing up, your changing body and sex innocently in a heavenly environment, away from civilisation. Very far away from the image Simone de Beauvoir gives in Le Deuxieme sexe – that of an organism that steals away it’s carrier’s body, almost parasite.

With time I realise that this perfect image that I had changes. I dread the dy I’ll have to decide on the matter, and finally adopt an attitude.





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